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  • Eric Natalini

Plus d’offres que de demandes en-deçà du périph’, moins au-delà

À Paris, les stocks se sont reconstitués et ils augmentent encore

Paris/province : deux salles, deux ambiances… Du Havre (« face à la pénurie de biens, les acquéreurs font preuve de prudence ») à Saint Maxime (« il manque cruellement de biens ») en passant par Menton («nous faisons face à un vrai défi pour trouver des biens à vendre »), Marseille

(« les biens en vente se font de plus en plus rares », Aubagne (« la rareté des biens à la vente a provoqué une hausse des prix », Nice (« l’offre de logements à la vente s’appauvrit mais la demande est soutenue ») ou encore Caen (« il y a un vendeur pour dix acheteurs sur les biens les plus recherchés »), force est de constater qu’une majorité d’agents immobiliers déplore la rareté des biens à la vente. Pour autant, ce qui est vrai en province ne l’est pas forcément à Paris. Mais si, souvenez-vous, il fût un temps où le marché de l’immobilier parisien était tellement tendu qu’il fallait bien souvent être capable de réagir au ¼ de tour en faisant une offre dès la première visite (et « au prix » !) pour espérer avoir la chance de décrocher le bien tant convoité. Mais ça, c’était avant... En effet, l’enquête, que nous avons menée, montre que si la province fait face à un appauvrissement de ses stocks de biens immobiliers, à Paris, en revanche, la tendance est tout autre, avec une hausse de l’offre de biens proposés à la vente ! La crise sanitaire et l’exode urbain qu’elle n’a pas manqué de susciter (à la rentrée dernière, on recensait 6 000 enfants de moins dans les écoles et les maternelles parisiennes, Ndlr) ne sont d’ailleurs pas étrangers à ce rééquilibrage des stocks de logements dans la Ville Lumière. C’est bien la fin des confinements qui a marqué le point de bascule. Alors qu’à Paris, le volume annuel d’annonces immobilières accusait un recul de 6 % au cours des douze mois ayant précédé la pandémie, sur les deux dernières années, il enregistre 9,2 % de hausse, soit un bond de 4,6 % chaque année, en moyenne. D’autre part, il est intéressant de souligner qu’à cette hausse des stocks de biens parisiens fait écho une baisse des prix de vente dans la métropole. Alors qu’avant la crise sanitaire, les tarifs de la pierre parisienne caracolaient ( + 10,8 % sur 1 an), deux confinements plus tard, c’est la baisse du prix de l’immobilier (- 3,2 % sur 2 ans) qui prévaut dans la capitale. Or, au vu du rallongement des délais de vente parisiens (de 50 jours avant le Covid, ils sont passés à 65 jours), il est permis de penser qu’une inversion de ces tendances (recul des prix, hausse de l’offre) n’est pas pour demain…

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